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Le lusitanien est un cheval génuinement portugais,ses origines se perdent dans le temps et des preuves évidentes d´avoir été monté depuis 5000  ans font de lui le cheval de selle le plus ancien de l´histoire de l´humanité. Il allie beauté et robustesse,flexibilité et docilité. Depuis des siècles les portugais ont dévellopé cette race et l´exellence des...
Pur Sang Lusitanien
MODÈLE DE LA RACE LUSITANIENNE

1. TYPE: Ensemble harmonieux (poids +/- 500 kg); de moyenne dimension, sub-convexe (formes arrondies), la silhouette pouvant s'inscrire dans un carré.

2. TAILLE: (hauteur toisée au garrot) à I'âge de 6 ans:
femelles 1,55m (moyenne) mâles 1,60m (moyenne).

3. ROBE: Les.robes les plus appréciées sont les gris et le bai dans toutes leurs nuances.

4. TEMPERAMENT: Noble, généreux et ardent mais toujours docile et soumis.

5. ALLURES: Agiles et élevées, projetées en avant, souples et très confortables pour le cavalier.

6. APTITUDES: Tendance naturelle à la concentration et aux exercices de Haute-Ecole, grand courage et enthousiasme dans les exercices de "Genette" (combat, chasse, tauromachie, gardiennage de troupeaux, etc.).

7. TÊTE: Bien proportionnée, de taille moyenne, mince et sèche, mâchoires peu développées et joues relativement longues, profil légèrement sub-convexe, front légèrement bombé (s'élevant entre les arcades sourcilières), yeux élyptiques, grands et vifs, expressifs et confiants.Les oreilles sont de taille moyenne, fines, minces et expressives.

8. ENCOLURE: De taille moyenne, courbée, crinière fournie mais crins fins, l'attache est étroite à la tête et large à la base, bien insérée dans les épaules, sortant du garrot sans marque de dépression.

9. GARROT: Bien détaché et large, de transmition douce entre dos et encolure, toujours légèrement plus élevé que la croupe. Chez le mâ1e entier il est souvent enrobé de graisse, mais il se détache toujours bien des épaules.

10. POITRAIL: D'ampleur moyenne, profond et musclé.

11. FLANCS: Bien développés, amples et profonds, aux côtes légèrement arquées, d'insertion oblique dans la colonne vertébrale, présentant un flanc court et rond.

12. EPAULES: Longues et amples, obliques et bien musclées.

13. DOS: Bien dirigé, à tendance horizontale, servant de trait d'union entre garrot et rein.

14. REIN: Court, large, musclé, légèrement convexe, bien relié au dos et à la croupe avec laquelle il forme une ligne continue et parfaitement harmonieuse.

15. CROUPE: Puissante et ronde, bien proportionnée, légèrement oblique, aussi longue que large, au profil convexe et harmonieux, les pointes des hanches sont peu évidentes donnant à la croupe une section transversa1e élyptique.
La queue s'attache dans la prolongation et la courbure de la croupe et presente des crins soyeux, longs at abondants.

16. MEMBRES: Les bras sont bien musclés et inclinés de façon harmonieuse;
Avant-bras bien d'aplomb et musclés;
Genoux secs et larges;
Canons plutôt longs et secs aux tendons bien marqués;
Boulets secs, et relativement volumineux, quasi sans fanons;
Paturons relativement longs et obliques;
Sabots de bonne constitution, bien formés et proportionnés, ta1ons peu évidents;
Fesse courte et convexe;
Cuisse musclée, plutôt courte, dirigée de façon que la rotule se situe verticalement par rapport à la pointe de la hanche;
Jamble plutôt longue, plaçant la pointe du jarret verticalement par rapport à la pointe de la fesse;
Jarrets larges, forts et secs; les membres postérieurs présentent des angles relativement fermés.

horse

Histoire

Plusieurs études sur le sujet ont pu démontrer que le cheval lusitanien que nous connaissons aujourd’hui, résulte de l’évolution et de la sélection d’un cheval primitif dont des vestiges très anciens ont été découverts, au Portugal, dans les plaines chaudes du sud du pays (grottes de l’Escoural – XVIIe à XIIIe millénaire avant J.C.). Dans ces dessins, la ressemblance morphologique avec le Lusitanien actuel est surprenante, surtout dans la forme caractéristique du cou et dans le profil convexe du chanfrein.
Ce cheval léger, dont la stature et la structure osseuse était suffisamment forte pour supporter le poids d’un homme, a été pour les peuples de la péninsule qui l’ont domestiqué et ont osé le monter, un véritable cadeau de la nature. En dehors du fait qu’il s’est transformé en un nouveau et rapide moyen de transport, il a acquis peu à peu de l’importance dans les escarmouches qui opposaient constamment les différentes tribus ibériques entre elles pour la possession du territoire. Dans cette partie du monde, l’utilisation, au cours des combats, de chevaux montés, remonte au  Ve/IVe millénaire avant J.-C., comme le prouve la découverte d’armes servant à contrer les cavaliers (hallebardes), datées de cette époque.
Dans aucune autre partie du monde, il n’existe de telles évidences de l’existence de chevaux montés depuis autant de temps. En effet, si le cheval était déjà utilisé dans d’autres régions, comme en Grèce ou en Égypte, c’était cependant toujours comme animal de trait, attelé aux chars de guerre. C’est ce qui nous permet de conclure que l’équitation elle-même est d’origine ibérique et que le cheval péninsulaire est le premier cheval de selle connu.
La façon de combattre à cheval des peuples ibériques est devenue peu à peu caractéristique. En effet, les cavaliers évoluaient sur les champs de batailles en tirant un énorme parti de l’obéissance et de l’agilité de leurs montures, ce qui rendait bien plus difficiles les manœuvres des ennemis. Ce sont les Cynètes qui ont fait connaître au monde extérieur cette équitation, basée sur les transitions et les changements brusques de direction, quand cette tribu originaire du sud-ouest de la péninsule a combattu en Grèce contre les Athéniens, concourrant à la victoire des Spartiates dans la guerre du Péloponnèse (IVe siècle avant J.-C.). C’est là d’ailleurs qu’il faut rechercher l’origine du terme « gineta », que l’on utilise encore actuellement pour définir cette façon de monter.
Sélectionné, pendant des siècles, comme support d’une technique particulière de combat, le cheval péninsulaire devait continuer à surprendre, par ses capacités inusitées, tous ceux qui se battaient contre lui. Ce fut le cas, entre autres, des Romains et des Maures, qui le découvrirent dans la péninsule et devaient reconnaître très rapidement ses inégalables qualités.
Plus tard, en plein XVe siècle, il devait être emmené en Italie par l’armée espagnole, afin d’intervenir dans la guerre que le roi Fernand d‘Aragon y menait alors contre les Français, en vue de la conquête du royaume de Naples. Il se fit ainsi connaître au-delà des Pyrénées, et devint très recherché par toute l’aristocratie européenne.
C’est grâce au Lusitanien encore que devait naître l’académie de Naples, dont la fondation permit à l’équitation d’être désormais envisagée comme une science et commencer à être étudiée par des maîtres illustres qui, suivant l’exemple donné par le roi D. Duarte du Portugal (qui avait rédigé, environ cent ans plus tôt, le premier ouvrage sur le sujet en Europe), ont consigné leurs connaissances et leur expérience dans de précieux traités d’équitation.
Avec le temps, l’évolution technologique a fini par enlever au cheval le rôle prépondérant qu’il avait joué tout au long de l’histoire. Son utilisation devient presque exclusivement sportive, dans les différentes modalités hippiques que nous connaissons aujourd’hui. Dans toute l’Europe, de nouvelles races de selle  apparaissent, avec des caractéristiques adaptées exclusivement à l’équitation sportive. Le cheval ibérique c’est le véritable support génétique de la formation de toutes celles-ci.
Le Portugal a gardé une tradition particulière – la tauromachie à cheval. Ici, il s’impose de continuer à tirer parti de toutes les qualités qui ont rendu célèbre le plus ancien cheval de selle du monde. Tout comme, autrefois, sur les champs de bataille, le  combat contre les taureaux sauvages dans les corridas a permis aux portugais de préserver la fonctionnalité de leurs chevaux.
Conservant ainsi ses traditions ancestrales, le Portugal continue à produire des chevaux dont la robustesse, le courage, la souplesse et la docilité sont toujours des caractéristiques déterminantes. Sachant que le Lusitanien allie, à toutes ses qualités, une rare beauté, l’on pourra affirmer sans trop de risques qu’il est probablement le meilleur cheval de selle du monde.